Chez P’Sea, nous sommes convaincus que l’océan peut accompagner le mieux-être psychologique, voire être un acte psychothérapeutique à part entière. Nos cycles de printemps de surf thérapie, menés avec deux psychologues, nous ont permis de recueillir des premières données comparant un groupe de participants au surf à un groupe témoin.
Les résultats, encore provisoires, dessinent une tendance encourageante.
Sur la santé psychique
Les évolutions les plus marquées concernent la sphère émotionnelle. Dans le groupe surf, la dépression mesurée par le BDI recule de 59.1 % (de 21,4 à 8,8), quand le groupe témoin enregistre une baisse de 17,9 %. L’anxiété mesurée par le BAI diminue de 45.9 % (de 21,5 à 11,6), contre 10,0 % dans le groupe témoin. Le stress percu (PSS) baisse quant à lui de 18.7 % (de 34,8 à 28,3), contre 6,8 % pour le groupe témoin.
Sur le rapport à soi et au corps
Plusieurs indicateurs liés à l’image de soi progressent également. L’estime de soi augmente de 13.9 % dans le groupe surf (de 14,4 à 16,4), une hausse comparable à celle du groupe témoin (+10,8 %). La valeur physique perçue progresse de 25,9 % (de 10,1 à 12,8), contre 5,1 % pour le groupe témoin. L’apparence perçue augmente de 11,2 % (de 10,0 à 11,1), tandis qu’elle recule dans le groupe témoin (−27,0 %).
L’endurance perçue fait exception : elle diminue de 8,6 % dans le groupe surf (de 11,6 à 10,6), une baisse également observée, dans une moindre mesure, chez le groupe témoin (−5,9 %).
Une lecture prudente
Ces chiffres sont provisoires et appellent une analyse plus approfondie avec notre partenaire universitaire. Ils reposent sur un effectif limité et ne permettent pas, à ce stade, de conclusions définitives. Nous espérons les affiner avec la cohorte des cycles d’automne, avec des effectifs plus importants.
Au-delà des données, ce que nous observons sur le terrain reste l’essentiel : des personnes qui retrouvent de l’apaisement, de la confiance, et le plaisir d’être en mouvement dans l’eau.

